Hurlements d'Leo

C'est à Bordeaux, en 1995, que tout commence pour les Hurlements d'Leo, 8 bordelais, chanteurs et musiciens, qui entament leur parcours musical dans les pubs de la ville.

C'est à Bordeaux, en 1995, que tout commence pour les Hurlements d'Leo, 8 bordelais, chanteurs et musiciens, qui entament leur parcours musical dans les pubs de la ville. Au confluent de la java, du rock acoustique et des musiques de l'est, les Hurlements d'Léo allient avec bonheur les sons, les genres et les influences… Ils poussent la chansonnette autour d'une instrumentalisation variée : guitare, violon, accordéon, trombone, batterie, contrebasse, trompette, saxophone et piano se côtoient sur scène dans une atmosphère unique…

En 1999, ils auto-produisent leur premier album « Le café des jours heureux », qui leur permet d'imposer leur style et surtout leur nom. Puis une année s'écoule pendant laquelle le groupe forge son expérience sur scène avant de sortir un second opus « La belle affaire », dans la même lignée que son précédent, avec des textes réalistes et poétiques, inspirés de faits de société, et se caractérisant par des chansons qui racontent leur vécu et mettent en avant des petites choses de la vie de tous les jours.

Parallèlement, les Hurlements d'Leo s'investissent dans des projets divers et variés, dont une union avec le groupe Les Ogres de Barback, de laquelle résulte un album live en 2001.

En octobre 2003, la sortie d'un troisième album « Ouest Terne » s'annonce à point nommé pour entamer une tournée de concerts à travers la France. Les compositions du groupe, toujours aussi énergiques, accentuent les cotés rock et java qu'ils avaient concocté dans le passé.

En 2004, les Hurlements d'Leo enregistrent un 6 titres live « Hardcore Trobadors » avec le groupe 17 Hippies. Leur énergie s'exprime sur scène lors d'une tournée de près de 3 mois, avec au bout un live reprenant les chansons qui leurs étaient chères, issues de « Ouest Terne ».

C'est en septembre 2005 que le groupe enregistre son 6ème album, sorti en mars 2006.

Les Hurlements d'Léo, c'est 10 ans d'existence, 4 albums studio, 2 disques en collectif et de nombreuses tournées dans le monde (Afrique, Japon, Russie, Australie, Nouvelle Zélande, Asie, Canada, Syrie...). Ce n'est donc pas une simple histoire, avant tout une véritable aventure humaine…


L'Album : « Temps Suspendu » :

« Au sortir d'un long break fin 2004, sorte de post-partum d'après une tournée épique (dont témoigne un disque live), les Hurlements ont rallumé la mèche d'un projet d'album. Chacun étant arrivé avec l'ambition d'affirmer ses idées et ses envies, le pique-nique musical a vite pris la tournure d'un festin artistique foisonnant d'intentions et d'inventions. Tous les musiciens de la troupe ont su mettre leur sensibilité au service des propositions des autres, glorifiant ainsi l'idée de partage et de réciprocité. Et plus que jamais, les partis pris ont été ainsi magnifiés, jamais noyés dans le bouillon d'un mélange.

Avec « Temps suspendu », les Hurlements d'Léo ont parfois baissé le tempo mais jamais la garde : comme pour faire la nique aux poseurs d'étiquettes, le groupe impose la variété de ses couleurs musicales comme un genre à part, unique. Réunis dans un studio planqué dans la campagne bordelaise, les Hurlements ont fait éclore treize nouvelles chansons, enregistrées par Reptile (producteur de Sergent Garcia, des Ludwig Von 88, du premier Suprême NTM et d'Assassin …). « Pour la première fois, on a construit des morceaux sans se demander comment on pourrait les jouer sur scène » confiait alors un des membres du groupe. Cela s'entend et tout le monde y gagne : de « L'addiction » à « Fleurs du temps », les Hurlements se lâchent et donnent à leur musique un relief nouveau.

Même dans ses moments d'accalmie, l'énergie y est plus rock que jamais, plus pertinente, les convictions musicales plus assumées. « I'm a freak » déroule une fresque sonore à la belle arrogance ; « Mon spectacle débile » déborde d'une puissance et d'une rage qui promettent d'en faire un moment de bravoure des concerts à venir. Les cuivres, qui marquent de leur sceau la plupart des chansons, transcendent leurs fonctions attendues pour s'inventer de plus vastes horizons. Quand les guitares montrent les dents, c'est avec un mordant inédit (« Vipères au poing »). Et quand l'intimité se fait, elle se drape d'une dignité et d'une maturité qui forcent le respect.

Ponctuellement soutenus par les voix de Romain Humeau (Eiffel), Kiki Sauer (17 Hippies) ou de Perrine Fifadji (ASPO), les textes délaissent les portraits du début pour devenir le déversoir de la poésie d'Erwan et Kebous, plus évocatrice qu'explicite.

Les Hurlements sont de retour, avec leur album le plus abouti, le plus riche, celui qui leur ressemble le plus. Les hauts d'Léo, en somme. »


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