Isabelle Huppert

La carrière d’Isabelle Huppert au cinéma est l’une des plus riches de sa génération. Elle a tourné avec plusieurs des principaux réalisateurs de notre époque. Elle est la seule à avoir travaillé à la fois avec Cimino, Preminger...

La carrière d’Isabelle Huppert au cinéma est l’une des plus riches de sa génération. Elle a tourné avec plusieurs des principaux réalisateurs de notre époque. Elle est la seule à avoir travaillé à la fois avec Cimino, Preminger, Losey, Ferreri, Goretta (La Dentellière lui vaut un Prix du meilleur espoir féminin en Angleterre), Haneke (avec La Pianiste, elle obtient le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 2001), Losey, Bolognini, Wajda, Schroeter, les frères Taviani ou Raoul Ruiz. Quant à la liste des réalisateurs français qui lui ont confié des rôles, elle est beaucoup trop longue pour que tous soient mentionnés ici. Avec Claude Chabrol, sa complicité artistique a produit des oeuvres telles que Violette Nozière (Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes), Une Affaire de femmes (Prix d’interprétation féminine au Festival de Venise), La Cérémonie (film pour lequel elle remporte à nouveau le Prix
d’interprétation au Festival de Venise, ainsi que le César de la meilleure actrice), Madame Bovary (Prix d’interpétation féminine au Festival de Moscou) ou Merci pour le chocolat (Prix d’interprétation féminine au Festival de Montréal). Au nombre de ses films les plus mémorables, on citera encore César et Rosalie (de Claude Sautet), Les
Valseuses (de Bertrand Blier), Le Juge et l’assassin et Coup de torchon (de Bertrand Tavernier), Les Soeurs Brontë (d’André Téchiné), Loulou (de Maurice Pialat), Coup de foudre (de Diane Kurys), La Vengeance d’une femme (de Jacques Doillon), La Fausse suivante (de Benoît Jacquot, qui la dirige dans plusieurs autres films), Les Destinées
sentimentales (d’Olivier Assayas), Huit Femmes (de François Ozon). Mais elle a également tourné avec Jean-François Adam, Robert Benayoun, Denis Berry, Jean-Louis Bertuccelli, Yves Boisset, Michel Deville ou Jacques Fansten, entre autres. A noter qu’Isabelle Huppert se distingue par la fréquence et la constance avec lesquelles elle a soutenu le travail de réalisatrices. Là encore, la liste en est longue, qui va de Josiane Balasko à Rachel Weinberg en passant par Nina Companeez, Laurence Ferreira Barbosa, Caroline Huppert, Liliane de Kermadec, Christine
Lipinska, Patricia Mazuy, Marta Meszaros, Patricia Moraz et Christine Pascal. Signalons enfin ses derniers films en date : Le Temps des loups, de Michael Haneke, et Ma Mère, de Christophe Honoré I Love Huckabee’s, de David Russel, Les Soeurs fâchées, d’Alexandra Leclère, Gabrielle, de Patrice Chéreau, L’ Ivresse du pouvoir de Claude
Chabrol. Quand le cinéma lui en laisse le loisir, Isabelle Huppert fait du théâtre. Ses apparitions y sont aussi appréciées qu’elles sont rares. Caroline Huppert l’a dirigée dans On ne badine pas avec l’amour, de Musset ; Bernard Murat, dans Un Mois à la campagne, de Tourgueniev ; Claude Régy, dans Jeanne au bûcher, de Claudel et dans 4.48 Psychose, de Sarah Kane. L’Odéon-Théâtre de l’Europe s’enorgueillit d’être la scène qui l’a le plus souvent accueillie. On a pu l’y applaudir dans Mesure pour mesure, de Shakespeare (mise en scène de Peter Zadek), Orlando, d’après
Virginia Woolf (mise en scène de Bob Wilson), Médée, d’Euripide (mise en scène de Jacques Lassalle), et Hedda Gabler (mise en scène d’ Eric Lacascade).


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