Michel Piccoli

Michel Piccoli, a célèbré en 2005 ses soixante ans de carrière. Il a tourné dans plus de 180 films. Il est né à Paris le 27 décembre 1925. Son père est violoniste ; sa mère, pianiste. Il fait ses études au collège d'Annel, à l'École...

Michel Piccoli, a célèbré en 2005 ses soixante ans de carrière. Il a tourné dans plus de 180 films. Il est né à Paris le 27 décembre 1925. Son père est violoniste ; sa mère, pianiste. Il fait ses études au collège d'Annel, à l'École Alsacienne et au Collège Sainte-Barbe, à Paris. Au lendemain de la guerre, il décide de devenir comédien
et fait de la figuration dans Sortilèges, de Christian-Jaque, dès 1945. Trois ans plus tard, il débute au théâtre dans Le Matériel Humain. Depuis, il partage sa carrière entre le cinéma et le théâtre (mais la télévision lui offre également de jolis rôles qui vont marquer profondément sa carrière : Les joueurs, Montserrat, Egmont, Hauteclaire, Don
Juan...) En 1967, Michel Piccoli a déjà une belle carrière derrière lui. Il a tourné dans des films légendaires et est désormais une valeur sûre du cinéma. Alors qu'il pourrait sans inquiétude se contenter d'accepter des rôles classiques, il remet soudain tout en question, en acceptant de jouer des personnages plus difficiles. Il tourne ainsi
pour Marco Ferreri Dillinger est mort puis La grande bouffe, qui lui vaudra antant d'éloges que de critiques. Il tournera dès lors dans des films qu'il aura au préalable longuement étudiés, entre autres, Far west de Jacques Brel, Themroc de Claude Faraldo ou Grandeur nature de Luis Berlanga. Dans le même temps, il tourne à
plusieurs reprises avec Claude Sautet, Luis Bunuel, Marco Ferreri.
A partir des années 70, Piccoli change encore de registre, avec une évidente jubilation. Il prend le risque de déplaire au public, en multipliant les rôles antipathiques ou troubles : père incestueux dans La fille prodigue ou tyrannique dans La puritaine, mari brutal dans Une chambre en ville ou jaloux dans Péril en la demeure, homosexuel dans Une étrange affaire, manipulateur sadique dans Que les gros salaires lèvent le doigt, juge sexuellement désaxé dans Le Saut dans le vide de Marco Bellocchio (rôle qui lui vaut à Cannes, en 1980, le prix d'interprétation masculine). Il prend
le risque de jouer dans des films réalisés par des débutants, dont La diagonale du fou, Mauvais sang, Adieu Bonaparte ou encore Le général de l'armée morte (dont il écrit l'adaptation et assure la production). La décennie 90 n'est pas moins riche : Milou en Mai de Louis Malle, peintre tourmenté dans La belle noiseuse de Jacques Rivette
(sélectionné à Cannes en 1991), dandy séducteur dans Party de Manoel De Oliveira, Généalogie d'un crime de Raoul Ruiz, patriarche dans L'émigré de Youssef Chahine, chirurgien cynique dans Maladie d'amour, L'homme voilé...
En 1997, trois ans après un second court-métrage intitulé Train de nuit, Michel Piccoli mène à bien l'aventure de son premier long métrage en tant que réalisateur : Alors voilà (avec Dominique Blanc, qui jouait également dans Train
de nuit).


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